Journée internationale de l’éducation 2026 : la CME réfléchit à son action de plaidoyer pour changer les discours et les rapports de force

Faites passer le mot

À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, la Campagne mondiale pour l’éducation (CME) a réuni ses membres le 26 janvier 2026 pour une session d’apprentissage politique afin d’évaluer son action collective en 2025 et d’élaborer une stratégie pour 2026. Conformément au thème « Le pouvoir des jeunes dans la co-création de l’éducation », la CME a salué ses jeunes et ses étudiants pour avoir été les moteurs d’un changement transformateur dans l’éducation et a discuté de la manière de faire progresser ces efforts, compte tenu de l’activisme croissant des jeunes dans le monde entier.

Lisez la déclaration de la CME sur les jeunes en tant que co-architectes de l’éducation ICI.

Alors que les organisations de la société civile sont confrontées à des réactions politiques négatives et à des espaces politiques restreints, les membres de la CME ont tiré des enseignements essentiels de leurs engagements aux niveaux mondial, régional et national, en mettant en avant des stratégies de collaboration efficaces pour rester fermes dans la promotion de l’ODD 4 et du droit à l’éducation.

En ouvrant la session d’apprentissage, Grant a déclaré qu’à la lumière des défis mondiaux, notamment le changement climatique, la volatilité économique et la diminution de l’espace civique, la CME ne peut pas permettre que l’éducation soit traitée comme un privilège, une marchandise ou un budget discrétionnaire.

Refat Sabbah, président de la CME, a quant à lui souligné la nécessité de renforcer la conscience politique des membres et d’approfondir leur compréhension des contextes, alors que le mouvement continue de lutter pour une éducation synonyme d’égalité, de justice et d’humanité. Il a insisté sur le fait qu’un changement social efficace ne peut se produire sans une compréhension des contextes politiques qui façonnent les décisions politiques prises. Qui détient le pouvoir ? Quels intérêts dictent les politiques ? Où se trouvent les possibilités d’influencer à différents niveaux ? Selon lui, ces questions sont importantes pour comprendre le plaidoyer du mouvement et définir les stratégies.

Une présentation provocante d’Imad Sabi, ancien membre du conseil d’administration de la CME, qui faisait partie de l’équipe chargée d’évaluer les 10 années de travail de la CME en 2025, a posé la question de la réalité de la « survie au XXIe siècle » alors que la CME traverse une période très chaotique et sombre, le multilatéralisme et la société civile étant systématiquement attaqués. M. Sabi a en outre mis la CME au défi de se connecter à la passion des manifestations organiques et spontanées de la génération Z, qui réclament également une éducation publique de qualité, la démocratie et la participation des jeunes.

En tirant des enseignements essentiels du travail des membres de la CME sur le droit à l’éducation, l’éducation transformatrice en matière de genre, l’éducation dans les situations d’urgence, le financement de l’éducation et le plaidoyer en faveur de l’ODD 4 dans le cadre des ODD, voici quelques points clés à retenir de la session d’apprentissage politique de la CME :

  • Transformer l’engagement en passion, comprendre les décideurs, construire des alliances et saisir les moments politiques opportuns au-delà de la simple critique des gouvernements. Il existe différents centres de pouvoir tels que les médias, les institutions internationales, les entreprises et même la société civile elle-même.
  • Co-créer avec les jeunes leurs revendications et leurs actions avec le plaidoyer de la CME sur l’éducation et le changement climatique, l’égalité des genres, la décolonisation du financement de l’éducation et la participation significative des jeunes.
  • Soutenir le travail du mouvement en apportant des preuves provenant des communautés et des pays dans les discussions politiques mondiales et régionales et vice versa, en veillant à ce que les engagements internationaux soient respectés afin de garantir le droit à l’éducation des secteurs marginalisés.
  • Équilibrer la présence des mouvements sur le terrain et leur participation aux discussions politiques aux niveaux mondial et régional, ainsi que la nécessité d’une coordination plus forte au sein de son réseau et avec d’autres parties prenantes dans différents espaces.
  • Localiser le travail de la CME, en offrant aux coalitions nationales pour l’éducation des opportunités et des capacités leur permettant de participer de manière significative à l’éducation dans les situations d’urgence, à l’examen national volontaire, à l’éducation transformatrice en matière de genre et à la planification et au financement du secteur de l’éducation.
  • Élargir la coalition de la CME avec des experts en éducation et d’autres alliances, notamment les mouvements féministes, du secteur public, de la justice fiscale et de la justice de la dette, afin de faire progresser le plaidoyer en faveur de changements significatifs et systémiques dans le domaine de l’éducation.
  • Défendre le multilatéralisme et soutenir les institutions de gouvernance mondiale telles que les Nations unies. La montée de l’autoritarisme et les attaques contre le multilatéralisme affaiblissent la voix des pays en développement et menacent la participation des OSC.

À la fin de la session d’apprentissage politique de la CME, Grant Kasowanjete a annoncé que la Semaine d’action mondiale 2026 aura pour thème le financement de l’éducation, alignant ainsi le plaidoyer général de la CME sur les campagnes de financement du Partenariat mondial pour l’éducation et de l’initiative « L’éducation ne peut attendre ».

Vous pouvez regarder l’intégralité de la session d’apprentissage sur la chaîne YouTube de la CME –

Ressources
Journée internationale de l'éducation 2026 : la CME réfléchit à son action de plaidoyer pour changer les discours et les rapports de force