Briser les barrières : comprendre l’exclusion scolaire en situation de crise

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« Briser les barrières : comprendre l’exclusion scolaire en situation de crise » présente les estimations mondiales pour 2026 de l’initiative « Education Cannot Wait » (ECW) concernant la manière dont les conflits, les déplacements de population, les chocs climatiques et les crises socio-économiques perturbent l’éducation des enfants et des adolescents à travers le monde. S’appuyant sur le plus vaste ensemble de données transnationales jamais constitué à ce jour sur l’éducation en situation d’urgence, ce rapport identifie les zones où les besoins sont les plus importants, les populations laissées pour compte, ainsi que les obstacles qui empêchent les enfants touchés par les crises d’accéder à l’éducation, de progresser dans leur scolarité et d’apprendre.

Le rapport révèle qu’environ 258 millions d’enfants d’âge scolaire dans 87 pays ont vu leur scolarité affectée par des crises, dont 93 millions – soit un peu plus d’un sur trois – sont complètement déscolarisés et bien d’autres encore suivent un enseignement dans des salles de classe surpeuplées et perturbées. Il montre que les besoins sont fortement concentrés. Près de 80 % des enfants touchés par une crise et non scolarisés vivent dans seulement 20 pays confrontés à des crises extrêmes ou de très haute gravité, la plupart d’entre eux en Afrique subsaharienne et dans des contextes de conflits prolongés tels que l’Afghanistan, le Soudan, le Yémen et la République démocratique du Congo. L’exclusion scolaire est marquée par de profondes inégalités : ce sont les enfants déplacés, les enfants en situation de handicap et les filles qui se heurtent aux obstacles les plus importants pour fréquenter l’école et mener leur scolarité à son terme.

Au-delà de la question de l’accès, « Breaking Barriers » met en évidence une grave crise de l’apprentissage, en particulier dans les contextes de conflit où les enfants progressent plus lentement et atteignent rarement le niveau minimum requis en lecture et en mathématiques à la fin de l’école primaire. De nouvelles données montrent comment un apprentissage de base insuffisant et une scolarité interrompue se traduisent par des taux de déscolarisation nettement plus élevés au niveau secondaire, en particulier chez les élèves déplacés de force.

Le rapport se termine par quatre priorités fondées sur des données probantes en matière de programmes, de politiques et de financement : donner la priorité à l’apprentissage des bases dès le début de l’intervention d’urgence, réduire les obstacles financiers et structurels à l’éducation, investir à grande échelle dans des programmes structurés de rattrapage et de soutien scolaire, et favoriser une transition réussie vers l’enseignement secondaire pour les enfants et les jeunes touchés par les crises.

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