DOMAINE D'INTERVENTION › L’éducation dans les situations d’urgence
L'éducation dans les situations d'urgence : protéger le droit à l'éducation en temps de crise
Le domaine d’intervention « Éducation dans les situations d’urgence et de crise » de GCE vise à garantir le droit à l’éducation avant, pendant et après les catastrophes, les conflits, les pandémies et les crises prolongées. Le mouvement cherche à maintenir le fonctionnement, la sécurité et l’inclusivité des systèmes éducatifs afin que les apprenants, les enseignants et les communautés puissent survivre, se rétablir et se reconstruire.
Index
POURQUOI L'ÉDUCATION DANS LES SITUATIONS D'URGENCE
Les catastrophes, les pandémies, les conflits et les déplacements de population menacent les progrès mondiaux en matière d’ODD 4 et risquent de priver des millions de personnes de leur droit à l’éducation. On estime que 222 millions d’enfants d’âge scolaire touchés par une crise ont besoin d’un soutien éducatif. En 2020-2021, environ 5 000 attaques ont été perpétrées contre des écoles et des universités, mettant des vies en danger et détruisant des infrastructures.
Les réfugiés et autres apprenants déplacés restent gravement défavorisés, seuls 68 % environ des enfants réfugiés ayant accès à l’enseignement primaire. Parallèlement, les étudiants et les élèves qui s’organisent ou s’expriment ouvertement sont souvent victimes de surveillance, de criminalisation et de répression violente, y compris l’interdiction des syndicats étudiants dans certains pays.
NOTRE PRIORITÉ EN MATIÈRE D'ÉDUCATION DANS LES SITUATIONS D'URGENCE
Les membres de la CME travaillent ensemble sur les dimensions clés qui déterminent si les systèmes éducatifs peuvent résister aux crises et y répondre.
Planification et budgétisation inclusives et sensibles aux crises
La CME plaide en faveur de plans et de budgets pour le secteur de l’éducation qui analysent les risques, réduisent la vulnérabilité et garantissent la préparation, afin que les écoles puissent atténuer activement les risques de catastrophe et de crise pour tous les apprenants dans leur diversité. Cela inclut l’intégration du soutien psychosocial, de l’apprentissage socio-émotionnel et des mesures de protection dans les politiques et programmes éducatifs.
Des environnements d’apprentissage sûrs et protecteurs
Le mouvement demande que les écoles et les établissements d’enseignement supérieur restent aussi sûrs que possible, avec des mesures visant à protéger les élèves, les enseignants et le personnel contre les agressions, la violence et le harcèlement. Lorsque la fermeture des écoles est inévitable, la CME promeut des options d’apprentissage à distance inclusives qui comblent, plutôt qu’elles n’aggravent, la fracture numérique.
Éducation pour les réfugiés et les apprenants déplacés
La GCE insiste sur le fait que les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI), les rapatriés, les demandeurs d’asile et les apatrides, dans toute leur diversité, doivent avoir un accès garanti et non discriminatoire à une éducation de qualité. Cela inclut la reconnaissance des qualifications, une rémunération équitable pour les enseignants travaillant dans des situations d’urgence et des parcours permettant aux apprenants de poursuivre et de terminer leurs études.
Protection de l’espace civique et des droits des étudiants
Ce domaine d’action aborde également la criminalisation et la répression des étudiants et des universitaires, en défendant leurs droits de se réunir, de se syndiquer et d’exercer leur liberté académique et leur liberté d’expression. La GCE soutient des mécanismes tels que les programmes de protection temporaire et pour les « étudiants en danger », qui permettent aux étudiants militants persécutés de poursuivre leurs études en toute sécurité.
CE QUE LA CME APPELLE DE SES BOULEUX
Le GCE adresse des demandes spécifiques aux gouvernements, aux donateurs et aux autres décideurs.
Garantir une éducation sûre et continue
- Adopter et mettre en œuvre la Déclaration sur les écoles sûres et les engagements connexes.
- Maintenir les écoles ouvertes dans la mesure du possible tout en garantissant la sécurité, la protection, le soutien psychosocial et l’apprentissage socio-émotionnel.
- Mettre en place des programmes sociaux et sanitaires qui favorisent le bien-être des enseignants et des apprenants pendant les situations d’urgence.
Planifier et financer selon une approche intégrée
- Mener une planification et une budgétisation de l’éducation inclusive et sensible aux crises à tous les niveaux, en appliquant une approche intégrée développement-humanitaire-paix.
- Donner la priorité et augmenter le financement de l’éducation dans les situations d’urgence, tant dans le cadre de l’aide humanitaire que de l’aide au développement à long terme.
- Localiser les réponses dans la mesure du possible, en veillant à ce que la société civile, les élèves, les parents et les enseignants soient associés aux décisions.
Investir dans les enseignants et les systèmes résilients
- Équiper et soutenir les enseignants afin qu’ils puissent enseigner la réduction des risques de catastrophe, le changement climatique, la santé, les droits humains et la coexistence pacifique, et qu’ils puissent assurer la sécurité et le bien-être des apprenants avant, pendant et après les crises.
- Réformer les systèmes éducatifs afin de renforcer la résilience institutionnelle, la cohésion sociale et la confiance dans les services d’éducation publique.
Protéger les droits et surveiller les attaques
- Protéger les droits des élèves et des enseignants à s’organiser, à manifester et à participer à la vie universitaire et civique sans crainte.
- Soutenir la surveillance systématique de la mise en œuvre de l’ODD 4 et des attaques contre les élèves, les enseignants et le personnel éducatif, y compris la répression violente des manifestations étudiantes sur les campus et en dehors.
COMMENT LE MOUVEMENT INITIE LE CHANGEMENT

Le GCE collabore systématiquement avec les groupes locaux, nationaux, régionaux et mondiaux spécialisés dans l’éducation et les mécanismes de coordination pour l’éducation dans les situations d’urgence. Le mouvement plaide auprès des donateurs en faveur d’un financement accru et plus efficace dans les domaines du développement, de l’aide humanitaire et de la paix, et attire l’attention sur les crises émergentes et « oubliées » ainsi que sur leurs répercussions sur l’éducation.
Grâce à des recherches sur la manière dont le financement et le leadership influencent la préparation, la réponse et le relèvement, la CME génère des données qui éclairent son plaidoyer et ses programmes. Le mouvement représente également la société civile dans les processus et les plateformes de « L’éducation ne peut attendre », en mettant particulièrement l’accent sur l’égalité des sexes et la protection dans l’éducation en situation d’urgence.